Sortie au parc.

Grand soleil, ce mardi 15 janvier. Je devais aller poster deux dossiers pour le prochain Festival Danses et Musiques Pour Tous (du 14 au 21 juillet, 10ème édition !), et j’en ai profité pour faire une balade dans le magnifique parc de Launac.

Des arbres que l’on peut classer comme « remarquables », cèdres bicentenaires, pins parasols, chênes, et un cyprès chauve. Mais, contrairement à ce qu’on pourrait croire, et même si, depuis le parc, on aperçoit le donjon du château de Launac, ce parc ne faisait pas partie du château.

C’était, au XIIIème siècle, celui de l’hôtel particulier du Vicomte Framond de la Framondie (joli, n’est-ce pas ?). Il reste quelques vestiges de cette propriété, dont une orangerie malheureusement en ruine :

Et une sorte de petite île sous les ombrages de laquelle, l’été, il fait bon se promener. Et aujourd’hui, soleil + ciel bleu + eau = magnifiques reflets !

Mais le parc, c’est aussi, outre ses arbres, ses « ruines », son île, un espace où chacun peut respirer, marcher tranquillement, rêver (les grands cyprès et leurs immenses branches, dont l’ombre vous invite à la sieste, en été…). Et faire un peu de sport, grâce au petit parcours santé entre les arbres.

Vous pouvez y passer la journée (des jeux pour les enfants ont été installés, merci à Lydia pour son obstination 😉 ), venir pique-niquer (à condition de ne pas oublier d’utiliser les poubelles), sous la surveillance d’une superbe sculpture, créée il y a quelques années par un artiste Africain, à partir d’un arbre mort, lors du Festival Wassa’n Africa (le premier week-end de juillet, entrée libre : https://www.wassanafrica.com/ ).

Mais attention… pas question de vous baigner dans l’eau qui entoure la petite île…. même si ce site semble vous y inviter 😉 !

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2019, J-1

Petit tour en Savoie pour ce dernier jour de 2018 : Aix les Bains. Il fait toujours aussi frais, mais le soleil sera au rendez-vous en fin de matinée. Au programme, l’Histoire. Celle des ducs de Savoie, des rois d’Italie, châteaux et abbaye.

Nous débutons par le château de Thomas II, sur les rives du lac du Bourget. Seigneur de Piémont puis de Savoie, mariages divers qui font sa bonne fortune, nous voici en plein XIIIème siècle. Du château, il ne reste que quelques murs, une tour, et un donjon restauré. Tout cela aurait pu être complètement oublié, perdu parmi les roselières et les marais… mais heureusement, après de multiples ventes et reventes, il est racheté par la commune, des fouilles débutent, et le château (ou ce qu’il en reste) est classé à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. Pour compléter le tout, c’est tout le site qui est placé en protection de biotope, une réserve ornithologique est créée, préservant l’environnement. Tout le lac du Bourget est d’ailleurs protégé, et la vie en zone humide revient peu à peu. Bon, je ne suis pas guide, ni historienne, je m’arrête donc là ! Place aux images. Nous entrons dans le site par la passerelle des Dames :

Puis, un chemin au milieu d’un bois, des roselières, nous mène à l’entrée du château. Pour moi qui aime faire des photos « en reflets », c’est magnifique !

Et voici le château.

Une tour, ou donjon, remise en état, sert maintenant d’observatoire pour les oiseaux et la faune du lac. Très documenté. Mais… pas ouvert à cette date ! Nous avons néanmoins pu y aller, et profiter des explications de notre guide-conférencière. Mais à part quelques canards, nous n’avons pas vu tous les oiseaux exposés en photo dans les salles , dommage.

Retour vers le parking, et sous le pont routier, où passe un sentier de promenade, des panneaux me faisaient de l’œil, moi qui aime les tags !

Pique-nique de midi décidé à l’unanimité moins une voix (mais je n’ai pas du tout réussi à convaincre qu’il aurait fait bon au bord du lac…) dans l’appartement de Danielle et Jean-Luc, avec vue sur la Dent du Chat

Au programme de l’après-midi, un tour du lac, pour arriver à l’abbaye de Hautecombe. Là aussi, rendez-vous avec l’Histoire. Abbaye Royale, nécropole de la Maison de Savoie, ducs, comtes, duchesses, rois et reines, situation superbe au-dessus du lac. Mais on comprend que les Bénédictins aient préféré la quitter, et la confier à la Communauté du Chemin Neuf, quand on voit l’afflux touristique… navettes depuis Aix les Bains, entrée dans l’abbaye par groupes d’une trentaine de personnes toutes les 5 minutes, audioguide impeccable, pas question de trainer pendant la visite ! Et sortie obligatoire par la boutique… En fait on ne visite que l’église abbatiale, de style (je n’invente pas) « baroque troubadour » : cénotaphes, statues de pleureuses en veux-tu en voilà, stucs et ornements, sculptures, une pieta, et même un mini Panthéon… parfait pour les amateurs de kitsch ! J’avoue en être sortie un peu déçue. En plus, la façade est en plein travaux, et nous n’avons vu que des échafaudages (je vous ai trouvé une photo sans échafaudage).

Nous étions arrivés sous un plein soleil, un ciel bleu de chez bleu, mais à la sortie de notre visite, le soleil déclinait déjà, lumières tout en douceur sur le lac, une merveille !

Nous avons pris le chemin du retour de la maison de l’épicier, et avons trouvé au bord de la route de belles boules de gui, parfait pour cette nuit de changement et de souhaits !

Encore une ou deux balades, et il faudra rentrer…

2019, J – 2

Deuxième journée de découvertes depuis notre « base », Brangues. Un peu moins de route que la veille, les villages sont plus proches, et nous permettront de revenir « chez l’épicier » vers midi avant de redémarrer. Temps toujours gris et brumeux, frais, mais cela n’entame pas la bonne humeur ambiante. Les discussions sont parfois animées, mais tout se termine sans animosité, dans le respect des idées de chacun. Si seulement cela pouvait être partout ainsi….

Morestel (38), village des peintres, ancienne cité médiévale. Et son marché. Hélas, comme nous sommes « hors saison », les ateliers et boutiques sont fermés. Ruelles, escaliers, une tour (vestige d’un ancien château) perchée sur le haut du village, la Maison Ravier (peintre apparemment célèbre en son temps) magnifique demeure Dauphinoise abritant des œuvres de ce monsieur mais aussi d’autres peintres (fermée, bien entendu, à cette époque de l’année), le jardin des poètes, et un beau point de vue sur la cité depuis le donjon.

Retour au gîte, pour le repas des Fran-comtois, et nous repartons vers une nouvelle vieille cité, Crémieu. Située sur et entre deux collines, un château et un prieuré se faisant face sur chaque hauteur, des rues bordées d’anciennes maisons, une halle somptueuse (il paraît que depuis 1783 elle abrite une foire aux dindes vers la mi-décembre) avec d’anciennes mesures à grains, certaines maisons aux murs décorés, un ancien hôtel dont le portail est orné de la tête sculptée du chien préféré du maître des lieux…

Encore une grimpette pas facile pour arriver aux grilles du prieuré (fermé), mais nous sommes récompensés par une belle vue sur les toits, les environs. La redescente n’est pas mal non plus…

En bas (la ville basse), nous retrouvons la halle, l’église et un second prieuré, un cloître, de vieilles rues autrefois bordées d’échoppes d’artisans, le charme des vieux murs où grimpent des glycines (mais pour la glycine comme pour les boutiques, ce n’est pas la saison 😉 )

Retour « chez l’épicier », le jour est déjà tombé… Whist et Barbu nous attendent, avant un repas du Beaujolais cette fois…

La suite de nos découvertes Dauphinoises sur une prochaine page. Ce soir, c’est rencontre (retrouvailles…) avec Mozart, Malher, nos ex-collègues de l’Orchestre du Capitole et la Halle aux Grains !

2019, jour – 3

Même si, au fil des ans, le groupe s’est amenuisé, refondé, la « tradition » créée en 1981 perdure. Certes, de plus de 30 personnes (tous âges confondus) nous sommes réduits à 8 ami-e-s, les enfants ont grandi et ne suivent plus leurs parents mais leurs ami-e-s, pourtant ces journées de transition entre deux années ont gardé leur saveur amicale. Ce n’est plus un simple réveillon d’un soir, c’est devenu un mini séjour, quelques journées consacrées aux retrouvailles, aux découvertes des curiosités d’un petit coin de France, découvertes chaque année renouvelées. Sans oublier les curiosités gastronomiques proposées par les uns et les autres, suivant sa région, ou son envie.

Cette année, nous étions dans un village entre l’Isère, la Savoie et l’Ain : Brangues. Dans un gîte bien agréable, spacieux : « chez l’épicier ». https://www.gites-de-france-isere.com/location-vacances-Gite-Chez-L-epicier-a-Brangues-38G55003.html

Et donc, ce 29 décembre 2018, première journée de visites. Pérouges, le matin. Vieille cité médiévale, aux rues en galets… pas très pratique pour marcher, « à nos âges » 😉 , mais nous arpenterons vaillamment la cité.

L’architecture interne est typique de l’époque du Moyen Âge avec des demeures datant XVe et XVIe siècles, mais également des rues en galets et une église fortifiée. Vieilles maisons en pierre, ce qui explique qu’elles soient toujours là, l’urbanisme sauvage n’a pas réussi à s’implanter, et si quelques habitants montent jusqu’au village avec leur véhicule, on ne peut pas dire que la circulation y soit très active en ce dernier jour de décembre… Quelques échoppes ouvertes : une papèterie à l’ancienne, un fabricant des fameuses galettes (spécialité de la ville), mais je suppose qu’en pleine saison les rues doivent être plus fréquentées qu’en cette fin d’année !

L’après-midi était consacrée à la visite du Musée du Cheminot, à Ambérieu. Je crois que nous aurions pu y passer la journée, car notre guide, Gaby, ancien « chauffeur » puis conducteur, était passionné et passionnant ! De l’Histoire à la petite histoire, des anciennes locomotives à vapeur jusqu’à l’actuel TGV et l’installation au dernier étage d’un chemin de fer miniature, le musée est une mine d’informations sur la SNCF. A mon avis, si tous celles et ceux qui prennent un train savaient vraiment tout ce qui est demandé aux cheminots, qu’ils soient ouvriers des voies ou contrôleurs ou conducteurs, on n’entendrait plus de réflexion genre « si j’avais su, je serais rentré à la SNCF, ils sont bien payés pour pas grand chose »…

La cantine, les dortoirs, l’atelier, le travail sur les voies… même si Gaby nous a beaucoup parlé de son métier sur les vieilles machines , il a su nous montrer que conduire un TGV n’était pas, comme certains le pensent, de tout repos ! Bref, je ne saurais que vous recommander, si un jour vous passez à Ambérieu, d’aller visiter ce musée tant qu’il existe encore… les bénévoles qui s’en occupent, comme dans beaucoup d’associations hélas, vieillissent.

Ce sera tout pour aujourd’hui… mais il reste encore 4 jours de visites ! Alors, à très vite, pour la suite de nos aventures « entre deux années » .

Une année finit…

… une autre commence ! 2019_voeux 1L’année 2019 prévoit quelques déplacements, nous repartons (enfin !) à Venise, mais nous aimerions bien pouvoir revoir certaines villes ou en découvrir, et j’avoue qu’un tout dernier passage en Islande (oui, je sais, je dis chaque fois que c’est le dernier 😉 ) me plairait bien !

Petit retour sur 2018, en images. Le choix a été trèèèèès difficile !

Merci à vous qui me suivez, n’hésitez pas à commenter… Belle fin d’année, toutes et tous ! Espérons que 2019 apporte enfin un peu de Paix, de solidarité, de partage, d’amour, sur notre Terre qui en a bien besoin.

Fin d’automne

Les ciels sont plus gris que bleus, et les feuilles de la treille finissent de dorer

Souvent les fins de journées (à 17h45… c’est tôt !) offrent des lumières fabuleuses, comme si le soleil réalisait enfin qu’il devait se réveiller… trop tard !

Le jardin est triste avec ses tas de feuilles un peu partout, l’herbe reverdit,  et les dernières roses font de leur mieux pour repousser la grisaille.

Parfois, au matin, c’est un réveil tout en bleu, limpide. Les fils d’épeires sont endiamantés, les bégonias et les chrysanthèmes scintillent au soleil.

En prévision de l’hiver ( ? ) un hérisson a trouvé un abri derrière la machine à laver, dans le cellier, nous obligeant à laisser la porte ouverte… et, flemmard, grignote les croquettes de notre « clandestin ».

Dans le bureau, les oreilles d’éléphant grimpent presque jusqu’au plafond, et le rose mauve des cyclamens s’accordent fort bien avec mon mur rouge…

Quant à notre Flipelette, entre deux courses dans le jardin et sur le toit, elle bronze à la lumière de ma lampe de bureau, en attendant des jours plus doux !099_30nov18_Flipelette

Ma manif du jour.

Le rendez-vous était à 14 heures à Arnaud-Bernard. Au début, comme toujours d’ailleurs, on se dit que zut y a presque personne.

Et puis on démarre, et peu à peu, on réalise qu’on n’est vraiment pas seuls, le cortège grandit…

Un peu avant Jeanne d’Arc, jonction avec les gilets jaunes. Applaudissements des deux côtés, belle ambiance. (je ne sais pas si le lien va fonctionner, mais voici celui d’une vidéo de ce moment : https://www.facebook.com/CGTanras/videos/294582007828620/?t=35 )

Pourquoi, comment tout cela dégénère, c’est un mystère ? Pas vraiment… Un automobiliste qui veut forcer le passage et la discussion qui s’envenime ? Mais aussi, malheureusement, nous avons vu comment certains provoquaient volontairement. Ici, 3 jeunes sans GJ (ni rouge) avec des cailloux dans les mains, tu leur parles il t’envoient sur les roses, ils n’étaient pas dans la manif mais sortaient d’une petite rue… Là un petit groupe masqué et GJ qui contourne la manif pour aller devant… Ou un jeune habillé « normal » qui arrive en tirant une poubelle pleine de cartons et traverse la manif, 2 minutes plus tard on voit de la fumée noire devant, au niveau de la jonction… Et des forces de l’ordre qui n’attendent que ça pour sortir leur arsenal… Les deux manifs se sont retrouvées, mais ont dû reculer, puis tout a redémarré, pour finalement renoncer à passer, simplement parce que quelques personnes (qui avaient été repérées par le service d’ordre de la manif syndicale, mais n’ont pas pu être stoppés) avaient envie de semer la pagaille. Bref, on a un peu pleuré et mouché, et préféré renoncer à continuer, on n’a plus 20 ans 😉 ! Je crois que finalement certains ont continué, si j’en juge par certaines vidéos postées sur Face Book.

Comme d’habitude, j’ai pris quelques photos dans le quartier des Chalets, au retour.

 

Et nous avons retrouvé notre campagne, mais faire 75 km dans l’après-midi pour être refoulés, c’est rageant… la fin d’après-midi était encore une fois superbe, on va dire que c’est une sorte de consolation…

(à vous de deviner quelle est la photo prise en direct et celle prise en reflet sur la vitre de la voiture…). Bonne fin de semaine !